Ses vacances cubaines ont tourné au vinaigre. Alors, Jay-Z se fend d'une chanson. Sous les feux de la critique pour avoir fêté cinq ans de mariage avec Beyoncé sur l'île de Castro, le rappeur multi-millionaire règle ses comptes. Il a balancé mercredi 9 avril le titre Open Letter. "Jigga" y rappelle son passé de "mec du ghetto", régulièrement convié à la Maison Blanche. Ses accolades au président Obama ne l'empêchent pas de dire ce qu'il pense de la classe politique américaine.

"Ils n'ont jamais rien fait pour moi, à part me mentir, et déformer l'histoire." Celle-la même qui lui reproche de s'être rendu chez cet ennemi historique de la grande nation américaine. Deux députés républicains de Floride, Ileana Ros-Lehtinen et Mario Diaz-Balart s'interrogeaient sur la légalité du voyage des deux stars, puisque voyager vers Cuba est interdit, sauf dérogation. Les interprètes de Bonnie and Clyde ont pu rallier l'île en règle avec la législation sous couvert d'un programme "d'échanges éducatifs". Pour sa part, il repousse le problème du communisme et clame haut et fort "Je suis à Cuba, j'aime les Cubains." Les cigares autant que les habitants…

Un autre titre inédit prévu début mai

Co-produit par deux poids-lourds de l'industrie, Swizz Beatz et Timbaland, le morceau remet les pendules à l'heure. Avec sa voix et son flow reconnaissables entre tous, le texte de Jigga cite un autre chanteur sulfureux en son temps, Bob Dylan…

Open Letter est une réunion au sommet, avant la sortie très attendue du film Gatsby le Magnifique. Jay-Z produit la bande originale, où on entendra son morceau inédit 100 $. Beyoncé et Dre 3 000 (du groupe Outkast) ou encore Lana Del Rey figurent sur le tracklisting.