Maîtriser la langue de Shakespeare est un incontournable. Surtout lorsque la plupart des documents, logiciels et réunions en entreprise sont en anglais. "C’est un minimum requis dans la plupart des sociétés. Très peu travaillent uniquement avec la France", rappelle Rikke Smedebol, responsable de l’Espace carrières de Grenoble école de management.

Pour ceux qui veulent parfaire leur anglais, l’immersion en terre anglophone reste la meilleure option. "Pour que cela soit efficace, il faut compter au moins trois à quatre semaines afin d’être à l’aise et d’acquérir la spontanéité de la langue", estime Sabine Bonnaud, responsable de la formation en langues du label Unosel (Union nationale des organisations des séjours éducatifs, linguistiques et de formation en langues).

Continuer à pratiquer en France

Profitez-en pour optimiser l’expérience en prenant des cours, en dormant chez l’habitant ou en travaillant au pair. "Pour ceux qui ont un budget moindre, la solution peut être de travailler une partie du temps pour se payer des cours", suggère Sabine Bonnaud. Mais, pour que l’expérience soit bénéfique, partir n’est pas tout… "Evitez le piège des cercles d’expatriés français et essayez de vous intégrer à la population locale en vous inscrivant à des activités ou àdes clubs de sport", conseille Sabine Bonnaud. Attention, aussi, à ne pas vous croire en vacances : vous devriez ne pas faire l’impasse sur le travail personnel et prévoir un temps pour assimiler vos connaissances.

De retour en France, l’expérience est loin d’être terminée. "Le risque est de perdre en quelques semaines l’aisance que vous avez développée", met en garde Sabine Bonnaud. Tous les moyens sont donc bons pour continuer à pratiquer : vous pouvez parler avec des amis anglophones, lire, écouter la télé ou la radio en anglais, ou vous inscrire à un club de conversation… En plus des tests d’anglais du Toefl et du Toeic, plusieurs écoles de commerce proposent des programmes bilingues voire trilingues, vous permettant non seulement de vous former, mais aussi d’obtenir un diplôme attestant votre bilinguisme.