Les syndicats SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, SUD-Education, Snudi-FO, CGT-Education et CNT ont appelé hier à la grève dans les écoles primaires  parisiennes vendredi 30 mars, une semaine après le placement en garde à vue de Valérie Boukobza, directrice de l’école maternelle de la rue Rampal (XIXe).

Cette dernière était intervenue le 20 mars lors de l’interpellation ponctuée d’incidents violents d’un grand-père chinois sans papiers aux abords de l’école.

Des revendications claires
Dans un communiqué, les syndicats ont fustigé l’“autoritarisme” et l’“arbitraire” du recteur de Paris, Maurice Quenet, qui a reçu une délégation lundi, pour avoir “opposé une fin de non-recevoir concernant la demande de protection juridique de la fonctionnaire” et “renvoyé vers la préfecture de police” au sujet des arrestations aux abords des écoles.

“Le parquet de Paris n’a pas annoncé qu’il renonçait aux poursuites à l’encontre de la directrice. Ensuite, tout fonctionnaire doit pouvoir bénéficier de la protection  juridique de la hiérarchie, en l’occurrence, ils n’ont pas appliqué la présomption d’innocence stipulant que madame Boukobza avait agi à titre personnel en dehors du temps scolaire, ce que nous contestons. Enfin, nous demandons des garanties de la préfecture de police sur la fin des arrestations devant les écoles”, indique Nicolas Wallé, secrétaire départemental du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles (SNUipp).

Ras le bol
Le SNUipp dénonce également “la tendance à museler les enseignants qui prennent position, qu’il s’agisse de carte scolaire ou d’appel à la grève”. Les grévistes attendent des annonces claires de la part de la hiérarchie.