Les ponts du mois de mai divisent parents d’élèves et enseignants. Le mois de mai propose cette année pas moins de 4 jours fériés : 1er et 8 mai, Ascension (17 mai) et Pentecôte (28 mai), soit près de 12 jours de vacances “forcées”. Mais du côté du corps enseignant, des voix s’élèvent contre l’absentéisme “programmé” d’élèves à l’approche de ces week-ends prolongés.
 
“Aucune homogénéité”
“Il n’y a pas de décision du ministère pour accorder des ponts”, explique Dominique Thoby, du syndicat des enseignants Unsa. “Dans le même temps, il n’y a pas de réelle homogénéité entre les établissements.” Pour autant, les professeurs redoutent l’absentéisme. “Nous n’encourageons jamais les enfants à manquer les cours”, poursuit Dominique Thoby.

Le manque d’harmonisation provoque parfois des situations surréalistes. Ainsi, Hélène, 43 ans, maman de deux enfants de 7 et 13 ans scolarisés dans le même établissements de l’Ouest parisien en est la réprésentation. “Mon fils de 7 ans dans le primaire, fera le pont les lundis 30 avril et 7 mai, tandis que sa sœur de 13 ans, dans le même groupe scolaire mais au collège, doit être à l’école ces deux jours-là. C’est incompréhensible.” “Dans cette histoire, ce sont les parents qui sont pris en otages”, explique Farid Hamara, président de la Fédération des conseils de  parents d’élèves (FCPE). 

Franck, professeur de biologie dans un lycée du centre de la capitale, ne se fait guère d’illusions sur la présence de ses élèves en classe à l’approche des ponts. “Je pense perdre de 50 à 60% de mes élèves. C’est une autre façon de faire cours.” A l’heure ou les classes surchargées sont l’objet de bien des critiques, voilà un absentéisme qui tombe à point.