L’information reste au conditionnel, tant l’authenticité du message et sa portée ne sont pour l’heure, pas encore établie. Selon le Site Intelligence groupe, un centre de renseignement américain spécialisé dans la surveillance du réseau d’Oussama Ben Laden, un appel à des attentats à Paris et contre son maire a été posté le 3 janvier sur un site internet islamiste utilisé par Al-Qaida. Ce message correspond à la seconde menace pepêtrée en quelques jours par le réseau terroriste, après ceux ayant conduit à l’annulation de l’édition 2008 du Paris Dakar.

« Chute du président »
Selon le site de renseignement qui a révélé l’information samedi, le message aurait été lancé par un internaute utilisant le pseudonyme Murabit Muhawed (signifiant « militant de l’unicité (de dieu) »), sur le site Al-Ekhlass. Dans ce message, il s’adresse aux « Moujahidine, notamment de la branche d’Al-Qaida au Maghreb islamique (ex-GSPC) » dans le but de provoquer « la chute du président Nicolas Sarkozy » et « un effondrement économique en France ». Pour ce faire, l’internaute dresse une liste des principales cibles potentielles : les aéroports d’Orly et de Roissy, l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel. Toujours selon le messager, qui prétend être originaire des « environs de Bait Al-Maqdis (Jérusalem), les attentats préconisés seraient destinés à « juguler et à faire taire Sarkozy, mettre fin à son avidité au Maghreb islamique ».

Paris visé
Ainsi, plusieurs sites seraient clairement identifiés dans le message. Murabit Muhawed, qui évoque des « attentats suicides » cite notamment les enseignes des Galeries Lafayette, Sephora ou le Fouquet’s, ainsi que des hôtels luxueux appartenant à de riches familles saoudiennes. Pour Anne Giudicelli, directrice du centre de renseignement « Terrorisc », « c’est la première fois qu’autant de détails sur les lieux où les modes opératoires sont délivrées en même temps. La France est ciblée avec une attention renforcée ». L’entourage de Bertrand Delanoë n’a pas souhaité commenter l’information. La préfecture de police de Paris a elle indiqué que le plan vigipirate au niveau rouge depuis les attentats de Londres en juillet 2005 n’était pas passé à l’écarlate et que les consignes de vigilance étaient rappelés quotidiennement sur les sites touristiques et dans les transports en commun.