Apple n'a jamais gagné autant d'argent, mais Apple déçoit. Voilà le paradoxe des résultats financiers du groupe au cours du dernier trimestre 2012. La marque a vendu 47,8 millions d'iPhone et 22,9 millions d'iPad pour un chiffre d'affaires de 54,5 milliards de dollars et un bénéfice de 13,1 milliards de dollars. A titre de comparaison, Google a réalisé un peu plus de 10 milliards de dollars de bénéfice... sur toute l'année 2012.

Dernier chiffre qui donne une idée de la dimension désormais prise par le groupe : il dispose désormais d'un trésor de guerre de 137,5 milliards de dollars. Soit plus que le chiffre d'affaires annuel du constructeur HP et que le PIB du Vietnam. Fidèle à la nouvelle politique financière impulsée par Tim Cook, la société devrait en redistribuer 45 milliards à ses actionnaires en trois ans.

Les analystes déçus

Pourtant, Apple a pris une claque en bourse suite à l'annonce de ces résultats. Dans les échanges électroniques suivant la clôture de la bourse de New York, son action plongeait de 10,38 % à 460,64 dollars. Si la chute se confirme ce jeudi, le titre pourrait retomber à son niveau d'il y a un an. En septembre, quelques jours avant le lancement de l'iPhone 5, il atteignait le record historique de 700 dollars.

Les analystes s'attendaient effectivement à mieux et tablaient sur 50 millions d'iPhone vendus. Ils risquent également d'être déçus pour le trimestre en cours. Apple prévoit un chiffre d'affaires de 41 à 43 milliards de dollars, quand l'attente moyenne des analystes était établie jusqu'à présent à 45,6 milliards. De quoi justifier une nouvelle chute boursière ?