En matière d'astéroïde, la Nasa avoue facilement son impuissance. Ainsi, lorsque des parlementaires américains l'interrogent sur l'imminence d'une collision avec la Terre, Charles Bolden, directeur de l'agence spatiale américaine, répond : "D'après les informations dont nous disposons, nous n'avons pas connaissance d'un astéroïde qui menacerait la population des Etats-Unis. Mais si ça arrive dans trois semaines, alors priez." "C'est tout ce que les Etats-Unis - ou d'ailleurs n'importe qui d'autre - pourraient faire en ce moment pour gérer les astéroïdes et les météores inconnus qui peuvent être sur une trajectoire de collision avec la Terre », a-t-il ajouté, selon l'agence Reuters.

Difficulté à anticiper une collision

Cette déclaration souligne les difficultés de la Nasa à anticiper ce genre d'accident. D'après Charles Bolden, elle suit environ 95% des plus grands objets volants passant près de la Terre et ayant un diamètre supérieur à 100 kilomètres. Mais seulement 10 % des astéroïdes d'environ 100 mètres de diamètre, ceux véritablement dangereux lors d'un impact. Les experts estiment que des objets de cette taille frappent la Terre tous les 1000 ans environ. Ainsi, plus les astéroïdes sont petits et plus ils sont difficiles à repérer.

Selon le comité américain des sciences, si l'astéroïde qui s'est écrasé sur la Russie le 15 février n'avait pas explosé en vol mais atterri en un seul morceau sur Terre (il avait blessé près de 1 500 personnes et engendré près de 33 millions de dégâts), il aurait eu un effet de 20 bombes d'Hiroshima, comme l'explique dans la vidéo ci-dessus Michio Kaku, professeur de physiques à la City University de New York :