Les bons comptent font les bons amis. Réquisitionnés par la Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), les fournisseurs d'accès à Internet - Orange, Free, Bouygues Telecom, SFR et Numericable - ont engagé des frais pour identifier des pirates présumés. Des frais qui n'ont pas encore été remboursés, révèle L'Express.
2,5 millions d'euros à payer
La Hadopi serait redevable des opérateurs à hauteur de 2,5 millions d'euros, soit environ 20 % du budget total de l'organisme de la rue du Texel, fixé à 12 millions d'euros. La dette serait de 500.000 euros à l'égard de SFR, de 1,3 million pour Orange et 630.000 euros pour Free. Numericable et Bouygues Telecom n'ont pas souhaité révélé la somme non réglée par la Hadopi.
Au terme de l'année 2011, la Hadopi a adressé 880.000 mails d'avertissement à des internautes pirates, 68.343 lettres recommandées (étape 2) et 165 dossiers ont finalement été transmis au Parquet (étape 3). Ces personnes encourent une amende de 1500 euros et une interruption de connexion Internet.
Les Anonymous interceptent des mails d'Hadopi
Parallèlement, en représailles aux premières actions judiciaires de la Hadopi, les cyber-activistes d'Anonymous ont mis la main sur les mails échangés entre la Haute Autorité et les ayant-droits au sujet de la publication in extenso du rapport Znaty qui fait le bilan après un test de robustesse du système de surveillances des réseaux peer-to-peer pour lutter contre le piratage.
Le souci est que certaines parties de ce rapport ne devaient pas être rendues publiques, découvre-t-on grâce à ces mails. En effet, la divulgation des méthodes utilisées par la société TMG ( Trident Media Guard), société privée chargée par nombre d'ayant-droits de collecter les adresses IP des internautes pirates, pourrait mettre à mal leur méthodologie. On peut imaginer que les pirates utilisent ces informations pour ainsi mettre en place des solutions pour contourner cette solution.


















