Fondée en 1954, la Société anonyme de construction de la ville de Lyon (SACVL) est dans une très mauvaise passe. La société d’économie mixte, détenue à 76,9 % par la ville, affiche une dette de 416 millions d’euros.

Ce lundi, une commission générale se tenait en mairie avant le conseil municipal. La souscription en 2007 de “prêts toxiques” a mis l’organisme dans le rouge. Ils ont déjà coûté 46 millions. Conséquence, la SACVL se sépare d’une partie de son patrimoine pour augmenter sa trésorerie. 176 millions d’actifs seront cédés entre 2010 et 2011, 43 millions en 2012.


“Il s’agit de foncier et de logements”, précise Michel Le Faou, président de la SACVL en poste depuis 2009. “Ils seront vendus à la collectivité ou à des partenaires privés. Sur certains terrains, des opérations étaient en cours. Elles se dérouleront sous un autre pavillon que le nôtre.” Cette année, 950 logements seront ainsi cédés. Objectif : ramener la dette à 315 millions d’euros d’ici à deux ans.

La SACVL va se recentrer sur son activité initiale : le logement. Les grandes opérations, du type “Antiquaille”, ne seront plus à l’ordre du jour.


Ce lundi, le sujet n’a pas manqué de faire réagir l’opposition. “Pourquoi la ville n’a pas rempli son rôle de vérificateur ?” s’interroge Denis Broliquier, président du nouveau groupe Lyon Divers. “C’est le plus grand scandale financier de votre précédent mandat”, a-t-il lancé au maire de Lyon.


A la mairie on assure avoir tiré les leçons de l’affaire. “Tout les nouveaux emprunts contractés le sont avec la garantie de la ville, ce qui permet de valider le sérieux de la demande”, indique Richard Brumm, adjoint aux finances.