Le festival n’a-t-il pas choisi une forme de sécurité en proposant des projections en présence de réalisateurs ?
Ce festival est né en 2009, il aurait pu naître trente ou quarante ans avant. Il y a toujours cette forme d’impatience qui fait naître de l’irrationalité. Nous avons des invités qui ne sont pas liés par un contrat, et qui ont choisi cette occasion car il y a ici la rue du Premier-Film. Ailleurs, les gens viennent vendre leur propre film. Ici, ils viennent défendre le travail des autres.

La remise du Prix va à Clint Eastwood. Pourquoi ce choix ?
C’est un projet très ancien de remettre un prix dans la ville natale du cinéma à un cinéaste pour l’ensemble de son œuvre, et pour le lien qu’il entretient avec l’histoire du cinéma. Nous avons des spécialistes internationaux, une sorte d’académie Lumière avec des gens d’Italie, d’Espagne et des Etats-Unis qui ont tiré ce nom du chapeau.

On a appris qu’il allait tourner dans la région ?
C’est parce qu’il est invité qu’il a eu l’idée de tourner dans la région. C’est bien la première fois qu’il dira “action” en France, en dirigeant notamment Cécile de France.

Avez-vous un jour eu envie d’être derrière la caméra ?
Jeune cinéphile, j’y avais pensé. Ce n’est pas exclu. Mais je ne me pose pas la question. (...) Je ne suis pas carriériste. L’Institut Lumière est devenu quelque chose d’assez beau. Quand j’étais bénévole, on se disait tous les matins avec Bernard Chardère qu’on allait peut-être fermer le soir-même.


*Emission rediffusée samedi à 9h15. Rens. : www.rcf.fr.