Bruno Le Maire montre les muscles. Samedi après-midi, l'ex-ministre de l'Agriculture a organisé un grand meeting à Aubervilliers, en banlieue parisienne. L'occasion de lancer sa campagne pour la primaire des Républicains, dix jours après l'avoir annoncée lors d'une réunion à Vesoul. Devant près de 2.000 personnes, le candidat a fait son apparition après les interventions de ses soutiens, comme le député Franck Riester, l'ancien ministre et commissaire européen Michel Barnier ou encore le député UDI Yves Jégo.

RSI, agriculture, énergie nucléaire, outremer, institutions européennes… Bruno Le Maire a détaillé ses propositions puis a insisté sur la notion de culture. "La vraie défaite française est culturelle", a-t-il lancé, devant de jeunes fervents supporters portant des tee-shirts tagués "La primaire c'est Le Maire".

Une primaire déjà très encombrée

Dans une primaire déjà encombrée par pas moins de huit participants, de Nicolas Sarkozy à Nadine Morano en passant par Alain Juppé, François Fillon et d'autres, Bruno Le Maire veut croire en ses chances. Il compte sur l'image de "candidat du renouveau" qu'il s'est forgée lors de l'élection à la présidence du parti, à l'automne dernier. Celle-ci lui avait à l'époque permis de rassembler 30 % des suffrages, face à un Nicolas Sarkozy donné archi-favori.

Samedi, l'ancien ministre de l’Agriculture a joué cette carte à fond, allant jusqu'à descendre de sa tribune pour se mêler aux spectateurs du meeting et répondre directement à leurs questions. "Je n'ai jamais gouverné la France, je n'ai jamais été président, ni Premier ministre", a-t-il lancé à l'audience, une pique à peine voilée à ses principaux concurrents. Pour se démarquer, il assure vouloir prendre un peu de recul, après plusieurs semaines de battage médiatique. "Je vais reprendre le chemin de rencontre avec les Français et disparaître de nouveau", a-t-il confié à la presse, à la fin du meeting.

EN SAVOIR + >> Qui sont les candidats à la primaire des Républicains ?