Jusqu'à récemment, un serial killer sévissait dans les rues de Metz. Son procédé, toujours le même : l'étranglement à mains nues. Ses victimes : les pigeons qui prolifèrent dans la ville. Chaque année, ce contrôleur salubrité de la Ville réglait leur compte à plus de 2000 volatiles, selon le Républicain Lorrain qui a révélé l'affaire.

Alertée, la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) de Moselle a adressé la semaine dernière un courrier indigné à la mairie. "Sur le fond, nous sommes d'accord avec la nécessité de réguler la prolifération des pigeons en ville", explique à Metro Daniel Perlet, membre dirigeant de la LPO. "Mais la méthode est barbare!", s'insurge-t-il.

"Cette méthode n'était pas acceptable"

"La seule méthode de limitation déontologiquement acceptable", selon la LPO, c'est celle du pigeonnier. Utilisé notamment à Paris, le procédé consiste à attirer les oiseaux dans des nichoirs où l'on peut contrôler le nombre de leurs oeufs qui arriveront à éclosion, en en perçant une certaine proportion. C'est plus cher, "mais c'est la seule solution respectueuse des animaux" car elle épargne les animaux adultes, insiste la LPO.

Contacté par Metro, René Darbois, adjoint à l'environnement de la ville de Metz, se dit "parfaitement en accord avec la LPO". "Cette méthode n'était pas acceptable et je peux vous assurer qu'elle n'a plus cours", ajoute-t-il. Une nouvelle qui soulagera les pigeons messins mais aussi, assurément, l'employé de la ville qui, seul, était chargé de la funèbre tâche.