Une semaine après le déraillement du Paris-Limoges en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), quatre plaintes ont été déposées pour des faits de vol.

Outre la plainte d'un médecin urgentiste victime pour le vol de son portable et pour laquelle une enquête du chef de vol en réunion et avec violences a été ouverte, "une enquête distincte est diligentée sur la commission de faits de vols, commis lors de l'évacuation des blessés par la Sûreté départementale de l'Essonne", a annoncé le parquet. Trois autres plaintes ont déjà été recueillies.

Examen de la vidéosurveillance

Parmi celles-ci, l'une a été déposée au commissariat de Limoges par une jeune voyageuse pour "vol d'effets personnels" dans ses bagages, selon une source proche de l'enquête. Cette passagère du train n'a pas assisté à ce vol et s'est aperçue après l'accident de la disparition de ces objets dont la nature n'a pas été précisée. La plainte a été transmise au parquet d'Evry, compétent géographiquement.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, le parquet d'Evry indique que "des investigations se poursuivent afin de permettre l'exploitation de la vidéo surveillance de la gare, le recollement d'autres plaintes éventuelles et l'audition de l'ensemble des personnes pouvant utilement témoigner".

Les "scènes de pillage n'existent pas"

Le parquet confirme en outre que "très peu de temps après l'arrivée des premiers secours sur les lieux, quelques individus inconnus leur ont jeté des projectiles depuis le toit du parking qui jouxte immédiatement la gare de Brétigny-sur-Orge". Et d'ajouter que "les enquêteurs travaillent actuellement à l'identification des auteurs de l'ensemble de ces faits, afin de permettre que les suites judiciaires nécessaires puissent être apportées dans les meilleurs délais".

Depuis samedi, des informations contradictoires circulent sur d'éventuels vols ou pillages intervenus après l'accident du Téoz 3657 qui a fait six morts. Sans exclure quelques vols, une source préfectorale a répété vendredi à l'AFP que les "scènes de pillage n'existent pas" après la révélation par Le Point d'un rapport de police faisant état de scènes de vols d'effets appartenant aux victimes.