"Ce qui a été conclu à Genève n'est pas un accord historique, mais une erreur historique." En ouverture du conseil des ministres, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, n'y est pas allé par quatre chemins pour qualifier l'accord sur le nucléaire iranien conclu dimanche à Genève.

Le dirigeant de l'Etat hébreu estime ainsi que "le monde est devenu plus dangereux, car le régime le plus dangereux au monde a fait un pas significatif vers l'acquisition de l'arme la plus dangereuse au monde". Cette réaction s'oppose frontalement aux propos tenus par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lequel avait assuré depuis la Suisse que "l'accord rendra le monde plus sûr (...) et Israël plus sûr, nos partenaires dans la région plus sûrs".

Obama appelle Netanyahu

Pour calmer la tension entre les deux pays, alliés historiques, le président américain Barack Obama a même dû appeler Benjamin Netanyahu, a annoncé dans la soirée la Maison Blanche. "Le président a dit au Premier ministre qu'il voulait que les Etats-Unis et Israël commencent immédiatement des consultations concernant nos efforts pour négocier une solution globale", a indiqué à la presse Josh Earnest, porte-parole de la présidence américaine.

En Israël, nombreux sont ceux qui regrettent l'accord conclu en terre helvète sur un ton alarmiste, à l'image du ministre des Affaires étrangères Avigdor Liebermann ou celui de l'Economie Naftali Bennet, également chef d'un parti d'extrême-droite. Et si la voix de la raison était celle du président israélien, Shimon Peres ? "Le succès ou l'échec de cet accord sera jugé sur les résultats et non sur les mots", a-t-il affirmé.