Ce n'est pas un mais deux otages français qui ont recouvert la liberté lundi en Afghanistan. Dans un premier temps, un porte-parole de l'ambassade de France à Kaboul avait annoncé la libération de Pierre Borghi, 29 ans, ancien employé de l'ONG française Solidarités International et passionné de photographie.

Ce dernier aurait réussi à échapper à ses ravisseurs, selon le directeur de la Force de protection publique afghane (APPF), la compagnie de sécurité nationale, Shoib Sharifi. "Nos gardes l'ont retrouvé près d'un de nos postes de sécurité à Maydan Shar (province du Wardak, ndlr), vers 21 heures dimanche", a expliqué lundi Shoib Sharifi.

Des enlèvements sans lien entre eux

En début de soirée, le Quai d'Orsay a annoncé qu'un deuxième Français avaient été libéré en Afghanistan. Il s'agit d'un salarié de l'ONG Acted qui a passé plus de deux mois en captivité après avoir été enlevé le 27 janvier dernier alors qu'il se rendait sur son lieu de travail, au centre de Kaboul. Agé de 30 ans, Charles occupait la fonction de directeur financier de l'OGN.

"Acted est très heureux de la libération d'un de ses collaborateurs en Afghanistan. Il va bien", a déclaré à l'AFP Adrien Tomarchio, le porte-parole de l'organisation.

Ces deux rapts, indépendants l'un de l'autre, avaient été tenus secret par les autorités françaises comme c'est le cas parfois. Selon l'AFP, le kidnapping du collaborateur d'Acted avait particulièrement marqué la communauté d'expatriés de Kaboul car il avait eu lieu dans un quartier réputé tranquille où résident nombre d'entre eux.