Ce n'est plus le drapeau tricolore mais celui afghan qui flotte sur la base de Surobi. L'armée française a officiellement quitté mardi ce district, situé près de Kaboul, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier.
Leur départ a été marqué par une brève cérémonie entamée vers 08H30 de baisser du drapeau français et de montée du drapeau afghan, en présence d'une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.
Une force d'intervention rapide à Kaboul
Près de 650 soldats français, pour la plupart issus du 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, étaient déployés dernièrement en Surobi. Seule une centaine d'entre eux rentrera en France. Si le reste restera stationné à Kaboul dans le cadre d'une force d'intervention rapide, le mouvement de troupe opéré ce mardi marque une étape importante dans le retrait français du sol afghan.
Sur les 4.000 soldats français présents en Afghanistan mi-2011, environ 2.950 seront encore déployés fin août, pour atteindre le seuil fixé de 1.400 fin décembre 2012, avait indiqué le 12 juillet l'état-major des armées.
Le retrait des troupes accéléré par Hollande
Le calendrier arrêté par le président François Hollande prévoit le retrait d'environ 2.000 hommes des "forces combattantes" d'ici à fin 2012, soit deux ans avant le départ prévu du reste de la force internationale de l'Otan (Isaf), sous la bannière de laquelle sont déployés les Français. Au-delà, 1.400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l'armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l'Isaf.
Fin janvier, le président français de l'époque Nicolas Sarkozy avait annoncé un retrait anticipé d'Afghanistan de l'armée française, qui contrôlait alors Surobi, relativement calme, et Kapisa, beaucoup plus instable car très infiltrée par la rébellion menée par les talibans. Son successeur François Hollande a encore accéléré le retrait des troupes françaises, qui doit s'achever en 2013.
Malgré la présence de 130.000 soldats de l'Isaf, en soutien de 352.000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan n'ont pas réussi à vaincre l'insurrection, qui a même gagné du terrain ces dernières années, laissant craindre une guerre civile après le retrait occidental.

















