De troublantes coïncidences. A quelques heures d’intervalles ce jeudi, les autorités d’Helsinki puis de Zurich ont évoqué des faits de harcèlements sexuels voire des agressions durant la nuit de la Saint-Sylvestre, donnant parfois lieu à des dépôts de plaintes. Des scènes similaires à celles observées à Cologne, où 121 plaintes ont été enregistrées, impliquant notamment des demandeurs d’asile.

En Finlande, les dérapages se sont tous déroulés sur une place centrale de la capitale finlandaise, où 20.000 fêtards s'étaient réunis. De "nombreux faits de harcèlement sexuel" ont été constatés, sans toutefois qu'aucune plainte n'ait été déposée. Trois cas d'agressions sexuelles ont en revanche été rapportés, dont deux ont donné lieu à des plaintes, dans la plus grande gare d'Helsinki, où s'étaient rassemblés quelque 1000 demandeurs d'asile, pour la plupart irakiens, selon la police. Les suspects, trois demandeurs d'asile, ont été placés en détention.

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"Scenario identique" que celui de Cologne

Du côté de Zurich, environ 25 vols ont été signalés durant la nuit du 31 décembre, alors que quelque 120.000 personnes se pressaient autour du lac de la ville. En enquêtant sur ces vols, la police a découvert que plusieurs victimes ont aussi fait état d'agressions et de violences sexuelles. Une demi-douzaine de femmes ont indiqué avoir été encerclées et soumises à des attouchements par "plusieurs hommes à la peau sombre", qui s'étaient mêlés à la foule. "C'est un scénario un peu identique" à ce qui s'est passé à Cologne et dans d'autres villes allemandes, a déclaré le porte-parole de la police, Margo Cortesi.

La ville de Cologne est en effet sous le choc, après un réveillon particulièrement houleux. La police a enregistré 121 plaintes après des dizaines d'agressions de femmes, suscitant l’indignation de la chancelière Angela Merkel. L’enquête a vite progressé : les enquêteurs ont "identifié seize jeunes hommes (...) en grande partie originaires d'Afrique du Nord" qui "pourraient" être impliqués dans les faits, a précisé ce jeudi la police locale, qui ne parle pas en revanche d'interpellations.

Alors qu'aucune arrestation n'a eu lieu et qu'aucun élément ne permet d'affirmer que des réfugiés se trouvaient parmi les agresseurs du Nouvel An, le débat politique et médiatique lié aux incidents s'est rapidement focalisé sur l'origine des auteurs des faits et sur les risques pour la cohésion nationale que ferait peser l'afflux massif des réfugiés sur le territoire.

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