François Hollande tente de recoller les morceaux avec Angela Merkel. Après la fuite du texte des dirigeants socialistes qui fustigeait la "chancelière de l'austérité", l'accusant d'"intransigeance égoïste" et la confidence au Spiegel d'un conseiller de la femme d'Etat qui avait l'impression que Paris avait gelé la coopération avec Berlin jusqu'aux élections générales en Allemagne le 22 septembre, le Président a coiffé son casque de pompier pour éteindre les flammèches de la discorde.

"Il n'y a pas d'animosité personnelle entre Merkel et moi", a ainsi assuré François Hollande, selon Der Spiegel dans son édition à paraître lundi. Il s'est même montré élogieux vis-à-vis de son alter ego, la considérant comme "une interlocutrice fort sympathique", ajoute le magazine.

Entretien au téléphone

Le président français avait d'ailleurs réaffirmé mercredi dernier que la France et l'Allemagne doivent "travailler ensemble quelles que soient les conjonctures", "les personnalités qui les dirigent" et "les sensibilités". Enfin l'Elysée a jugé bon d'indiquer samedi que le chef de l'Etat s'était entretenu au téléphone avec son homologue pour préparer les prochains sommets européens de mai et juin.

Angela Merkel et François Hollande ont cependant du mal à trouver un terrain d'entente sur la politique d'austérité défendue par Berlin. Cette dernière, qui provoque un ressentiment croissant dans l'Union européenne, est plus ou moins suivie par le gouvernement français mais est vivement contestée par le Front de Gauche et, de plus en plus, par l'aile gauche du Parti socialiste.