La mère a expliqué vouloir faire réagir et non choquer. Faye Burdett, deux ans seulement, s’est éteinte dimanche 14 février des suites d’une maladie foudroyante. Onze jours avant, c’est une petite plaque de boutons sur son front qui alerte Jenny et Neil, alors qu’ils se trouvent à leur domicile de Maidstone, dans le Kent au Royaume-Uni. Inquiets, ces derniers préfèrent emmener leur fille à l’hôpital pour s’assurer qu’il ne s’agit de rien de grave. Après quelques jours d'hospitalisation le verdict tombe : Faye est atteinte d’une méningite B foudroyante qui fini par recouvrir tout son corps très rapidement. Les médecins ne donnent que 1% de chance de survie à la petite fille qui fini par succomber a une septicémie.

275.000 signatures en 3 jours

Abattu, le couple décide d’aller de l’avant depuis quelques jours. Et après avoir mûrement réfléchi à comment rendre hommage à leur fille et surtout sensibiliser le pays sur la méningite B, ils ont pris la décision extrême de publier une photo-montage de leur fille en pleine santé à gauche, et mourante à droite, comme le relate le Mirror.

Les images choquantes (la fillette est entièrement recouverte de plaques très rouges et gonflées, ndlr), ont rapidement fait le tour du Web et ont amené à une pétition lancée par la famille et les amis du couple. La raison de cette pétition ? Demander au gouvernement britannique de rendre le vaccin contre la maladie gratuit pour tous. Le texte compte aujourd’hui plus de 275.000 signatures et sera, comme le veut la législation britannique, examinée par le Parlement.

Il faut dire que, depuis septembre 2015, les bébés nés après le 1er juillet bénéficient du vaccin gratuitement, tandis que les parents d’enfants nés avant cette date doivent débourser près de 580 euros. "Une injustice" pour bon nombre de parents qui se joignent au couple endeuillé pour faire réagir les autorités. Par ailleurs, les parents de la petite Faye ont également lancé une collecte en ligne, afin de récolter des fonds pour l’hôpital qui a soutenu leur fille jusqu’à son dernier souffle. Mercredi, elle comptait près de 3 900 livres.