Alors que la bataille d'Alep, la deuxième ville de Syrie, se poursuit, la responsabilité de Bachar al-Assad dans les violences qui ensanglantes son pays est une nouvelle fois pointée du doigt. De concert, Washington et Paris ont fustigé la position du leader syrien. Un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell, a ainsi estimé qu'il était "lâche d'avoir un homme qui se cache et se tient à l'abri tout en ordonnant à ses soldats de continuer à massacrer les civils de son propre pays", tandis que le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que "Bachar Al Assad est le premier responsable de cette tragédie qui menace aujourd’hui la stabilité de la région."
Ce dernier a par ailleurs exprimé son "plus ferme soutien à l’initiative que porte la Ligue arabe à l’Assemblée générale des Nations unies" qui souhaite obtenir une résolution condamnant la répression en Syrie. Laurent Fabius a en outre précisé qu'il a "pris les contacts nécessaires pour que se tienne rapidement, avant fin août, une réunion ministérielle du Conseil de sécurité des Nations unies" sur la guerre civile en Syrie.
Assad soutient l'armée engagée dans "une bataille cruciale"
Dans la journée, l'agence de presse officielle syrienne Sana a diffusé le discours de Bachar al-Assad pour le 67e anniversaire de l'armée dans lequel il affirme que les militaires syriens sont engagés dans une "bataille cruciale et héroïque sur laquelle repose le destin de la nation". Il continue de nier l'ampleur de l'opposition à son régime en continuant de parler, à propos des insurgés, de "groupes terroristes armés" à la solde de l'étranger.
Sur le terrain, après avoir pris le contrôle de postes de police à Alep, les rebelles visent les sièges de renseignements. Le porte-parole des rebelles en Syrie a affirmé ce mercredi que les insurgés contrôlaient "50%" de la métropole du Nord et la quasi-totalité de la province d'Alep. Selon la mission de l'ONU en Syrie, les opposants au régime de Damas sont en possession de chars et d'armes lourdes à Alep tandis que l'armée régulière a usé d'avions de chasse pour frapper la ville.
Violences dans les quartiers chrétiens de Damas
Dans la capitale, les quartiers chrétiens, situés dans le centre de Damas, réputés soutenant le régime d'Assad, ont été le théâtre de combats pour la première fois depuis le soulèvement en mars 2011.
La journée de mercredi a été encore une fois meurtrière. Plus de cent personnes ont perdu la vie en Syrie, dont 67 civils, selon les informations fournies par l'Observatoire syrien des Droits de l'homme (OSDH) et des militants.
















