Presque un an jour pour jour après la découverte du corps de la victime, les policiers de la brigade criminelle ont procédé à une vague d'interpellations ce jeudi. Ainsi, une dizaine de personnes ont été arrêtées dans l'enquête sur le meurtre d'une journaliste, dont le corps avait été retrouvé il y a un an dans le 18e arrondissement de Paris.

Les suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne. Ils y sont actuellement entendus pour savoir si ils sont ou non, liés à l'assassinat et à la mutilation de la jeune femme de 33 ans. 

"Travail sans relâche"

Le 24 septembre  2013, des ouvriers travaillant sur un chantier sous un trottoir de la rue Louis-Pasteur-Vallery-Radot avaient retrouvé dans une gaine électrique le tronc humain de la victime. Le corps n'avait été identifié que trois jours plus tard, le 27 septembre 2013, comme étant celui de Caroline Corvalan, 33 ans.

"Les enquêteurs de police ont travaillé sans relâche sur ce dossier, je ne peux que les féliciter de l'interpellation de ces suspects, a commenté Me François Saint-Pierre, avocat de la famille Corvalan, joint par metronews. J'espère qu'ils vont parler et que les proches de Caroline vont enfin savoir ce qu'il s'est passé".

"Personnes malsaines"

Originaire de Cannes, Caroline Corvalan vivait en 2013 au moment de sa disparition dans un appartement de la rue Duhesme, près de la porte de Clignancourt (18e). Inquiets de ne plus avoir de nouvelle de leur fille depuis le 19 août, ses parents, domiciliés à Cannes, s'étaient rendus dans la capitale. La trentenaire n'était pas chez elle, en revanche, son sac à main comme son téléphone portable était là. Ils avaient alors alerté la police pour que soit entamée une procédure pour "disparition inquiétante". Son corps sans vie avait été retrouvé plus d'un mois après.

Selon nos informations, les policiers de la brigade criminelle ont étudié plusieurs hypothèses en fonction de l'environnement de Caroline Corvalan avant de procéder aux interpellations ce jeudi. "Depuis un an, l'état de santé psychique de Caroline Corvalan s'était dégradé. Son mode de vie était très marginalisé, elle voyait des personnes peu fréquentables", précisait ce jeudi une source proche de l'enquête.La trentenaire était suivie pour troubles bipolaires à l'hôpital Bichat (18e). Son ancien compagnon avait porté plainte à Nanterre à son encontre pour "menaces de mort". "En juillet 2013, elle avait tenté de mettre fin à ses jours avant d'être hospitalisée. "A sa sortie de l'hôpital, elle avait interrompu son traitement, précisait cette source. Ses fréquentations sont devenues de plus en plus malsaines. La suite, malheureusement, on la connait".

Diplômée de l'Institut Pratique de Journalisme à Paris en 2006, Caroline Corvalan avait notamment travaillé pour France 3 Côte d'Azur et Nice Matin. Plusieurs hommages lui ont été rendus à l'annonce de son décès, notamment par ses anciens collègues de travail.