La famille Hasna Aït Boulahcen croit à son innocence. Selon iTélé Me Fabien Ndoumou, l'avocat des proches de la cousine d'Abelhamid Abaaoud – l'un des organisateurs des attentats du 13 novembre – a déposé une plainte contre X, le 13 janvier dernier, auprès du juge anti-terroriste Christophe Teissier.

Cette plainte avec constitution de partie civile vise les chefs de "terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler". A iTélé, l’avocat a affirmé qu’Hasna Aït Boulahcen est "une victime du terrorisme, une victime de son cousin Abdel Abbaoud".

Un témoignage et un enregistrement

"Elle était sous pression de son cousin. Elle n’est ni une kamikaze, comme on l’a d’abord prétendu, ni une terroriste, ni une complice de terrorisme", précise l'avocat qui s'appuie sur un témoignage et l'enregistrement d'une chaîne de télévision au moment de l'assaut pour soutenir cette affirmation, précise iTélé.

Selon le témoin cité par Me Ndoumou, Hasna Aït Boulahcen n’a jamais voulu mourir en martyr, tandis que sur l'enregistrement on distingue la voix d'une femme, apparaissant comme étant la cousine d' Abdel Abbaoud, crier : "C'est pas mon copain (...) c'est pas mon copain (...) Est-ce que je peux sortir, je veux sortir".

Cinq jours après les attentats perpétrés à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts, un appartement situé rue Corbillon, dans le centre de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est pris d'assaut par les équipes d’intervention de la police. A l'intérieur se trouvent Abdelhamid Abbaoud, organisateur présumé des attentats, sa cousine Hasna Aït Boulahcen, qui a permis aux enquêteurs de retrouver la trace de son cousin, ainsi qu'un Belgo-Marocain de 25 ans nommé Chakib Akrouh, qui s'est fait exploser au moment de l'assaut. Son identification n'a été connue que mi-janvier. Tous les occupants de l'appartement ont été tués lors de l'assaut, particulièrement difficile, mené par le Raid.

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