L'affaire s'arrête là. La chaîne BFMTV et des otages de l'Hyper Cacher ont trouvé un accord dans le cadre de la procédure engagée par ces derniers suite à la couverture des événements tragiques du 9 janvier 2015, susceptible de les mettre en danger. Six ex-otages du terroriste Amedy Coulibaly ont retiré leur plainte contre la chaîne d'information, à qui ils reprochaient d'avoir divulgué le fait que l'un d'entre eux (ils étaient en réalité plusieurs) se cachait dans la chambre froide du supermarché. Cette plainte contre X, pour mise en danger de la vie d'autrui, avait déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire au parquet de Paris.

"Dans un souci d'apaisement, BFMTV souhaite réitérer ses plus vifs regrets pour avoir diffusé cette information", alors que le tueur Amédy Coulibaly n'était pas neutralisé, "une faute (qui) aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour la vie, l'intégrité et la sécurité des otages", déclare la chaîne dans un communiqué commun avec les plaignants, transmis par leurs avocats, Me Patrick Klugman et Me Hervé Temime.

60.000 euros versés au Fonds social juif unifié

La chaîne a également annoncé qu'elle allait verser au Fonds social juif unifié 60.000 euros, qui seront consacrés aux victimes de terrorisme. Par ailleurs, BFMTV précise avoir mis en ligne sur son site une charte prévoyant notamment que face à de tels cas dramatiques, elle "veille à prendre toutes les dispositions nécessaires pour ne pas mettre en danger la vie des otages, des personnes victimes d'enlèvements ou d'attentats, à respecter leur intégrité et la sensibilité de leurs proches". Une initiative qui va dans le sens de ce que demandaient les plaignants, qui "voulaient absolument que ce dérapage soit pris en compte, assumé et qu'il ait des conséquences positives", a commenté leur avocat, Patrick Klugman.

Une autre plainte a également été déposée, par l'employé de l'imprimerie de Dammartin-en-Goëlle (Seine-et-Marne), Lilian, dont des médias avaient révélé qu'il était caché sous un évier pendant que les frères Kouachi s'étaient retranchés dans les locaux.