Depuis juin 2015, la France attend la décision de la justice jordanienne.  Visés par un mandat d'arrêt international, deux suspects, dont le cerveau présumé de l'attentat de la rue des Rosiers perpétré en 1982, ne seront pas extradés vers la France. Une décision qui pourrait refroidir les relations entre les deux pays.

La justice jordanienne a rejeté l'extradition du cerveau présumé, le Jordanien d'origine palestinienne Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, parce qu'un accord entre la France et la Jordanie n'était pas entré en vigueur au moment de la comparution du suspect devant la justice jordanienne. La Jordanie ne remettra pas non plus un deuxième suspect, Nizar Tawfiq Mussa Hamada, en raison du dépassement du délai de prescription.

Un des pires attentats en France

Le 9 août 1982, une explosion suivi d'une fusillade dans un restaurant juif de la rue des Rosiers, en plein cœur de Paris, faisait six morts. Un attentat dont les responsables ont pu être identifiés trente ans après les faits, en 2011, grâce à la poursuite de l'instruction du juge Marc Trévidic et la pugnacité d'enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Début 2015, trois mandats d'arrêt internationaux ont été délivrés à l'encontre des hommes suspectés d'être les terroristes. Deux d'entre eux ont été arrêtés en juin 2015, en Jordanie. Le cerveau présumé avait alors été envoyé au tribunal, qui lui avait interdit de voyager, puis avait été libéré sous caution en attendant que la justice décide de son extradition ou non.

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