C'est la fin d'un feuilleton annexe aux attentats du 13 novembre et à l'assaut donné par le Raid le 18 novembre. Hasna Aït Boulahcen a été inhumée dans l'après-midi du mardi 15 mars dans le carré musulman du cimetière de Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis, selon MyTF1News, qui relate l'information.

"Pas de polémiques"

La justice française avait délivré un permis en janvier, après que le Maroc avait fait traîner l'affaire, malgré les demandes répétées de la jeune femme. Et c'est Bruno Beschizza, maire d'Aulnay-sous-Bois (où vivait Hasna Aït Boulahcen avec sa mère) et président du Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA) qui gère le cimetière, qui a accepté l'inhumation.

"Nous n'avons pas voulu rentrer dans les polémiques, avait affirmé son entourage à MYTF1News. Tout le monde a le droit à une sépulture au nom du respect de la dignité humaine. Il faut accepter la volonté des familles."

Troisième inhumation depuis les attentats de novembre

Comme pour les terroristes, sa stèle restera anonyme. Hasna Aït Boulahcen a été tuée le 18 novembre dernier lors de l'assaut du Raid à Saint-Denis. Elle avait 26 ans et avait aidé son cousin, Abdelhamid Abaaoud, un des terroristes des terrasses et cerveau présumé des attaques, à trouver le logement.

Près de quatre mois après les attentats de novembre, seuls deux des terroristes ont été enterrés : Samy Amimour dans le carré musulman du cimetière de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et Omar Mostefaï dans le cimetière de Thiais (Val-de-Marne).

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