Selon le Telegraph, deux hommes supplémentaires auraient dû participer aux attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. Leurs faux passeports ont été repérés par les autorités grecques alors qu'ils tentaient d'entrer en Europe en se faisant passer pour des réfugiés.

Trop tard pour rejoindre la France

Quelques jours avant le 13 novembre, les autorités frontalières grecques arrêtent deux hommes. Les policiers suspectent leurs passeports d'être des faux et les placent en détention, sans suspecter leurs intentions terroristes. Les deux hommes, membres de l'organisation Etat islamique (Daech), sont finalement relâchés, mais leur participation aux attaques est alors compromise. 

Un mois plus tard, le 10 décembre, ils sont arrêtés à Salzbourg par la police autrichienne. Les deux hommes, un Pakistanais et un Algérien, sont suspectés pour la première fois d'appartenir à Daech. La police autrichienne les soupçonne d'avoir planifié des attaques d'ampleur en Europe, probablement en lien avec celles menées le 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

Des aveux

Des sources du renseignement allemand confirment qu'ils sont entrés en Europe en même temps que plusieurs des terroristes qui ont attaqué Paris le soir du 13 novembre. Selon ces mêmes sources, les deux hommes ont reconnu faire partie des commandos qui ont frappé la capitale et Saint-Denis. 

Les attaques perpétrées dans la soirée du 13 novembre à Paris et Saint-Denis avaient fait 130 morts et des dizaines de blessés. L'un des principaux instigateurs supposés de ces attaques, Salah Abdeslam, est toujours recherché par les polices d'Europe.

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