Des constructeurs aux concessionnaires en passant par les sous-traitants, les voyants sont au rouge dans le secteur français de l’automobile. Alors que les syndicats de PSA Peugeot-Citroën craignent l’annonce de la suppression de milliers d’emplois demain, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, doit présenter sa feuille de route ces prochains jours pour sauver la filière. Comment en est-on arrivé là ?
Des ventes en baisse
Si le secteur automobile, qui revendique employer indirectement une personne sur dix en France, est en crise, c’est avant tout parce qu’il vend moins de voitures. Au cours des six premiers mois de l’année, les immatriculations en France ont chuté de 14,4 %, selon les chiffres du comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Du coup, la part de marché des constructeurs français recule. Ainsi, Renault et PSA ne représentent plus que 53,4 % des ventes en France, aujourd’hui, contre 57,4 % un an plus tôt.
La France n’a plus la cote
Même s’ils se développent toujours en Chine ou en Russie, PSA et Renault souffrent d’une demande en forte baisse chez nos voisins européens. « Les marchés traditionnellement les plus porteurs pour Peugeot et Citroën (la France, l’Espagne et l’Italie) sont en crise », souligne PSA. Résultat, ses ventes ont chuté de 18 % sur le Vieux Continent. A l’inverse, les constructeurs allemands, eux, se maintiennent, tandis que les acteurs low cost asiatiques progressent.
Des concessionnaires en peine
Les concessionnaires sont confrontés à un grave problème de stock. Leur niveau serait aujourd’hui de quatre à six mois. Plus de deux fois celui de l’an dernier à la même époque. Vente de véhicules neufs, d’occasion, la situation est tendue. Entre les stocks qui augmentent et les ventes qui baissent, les concessionnaires souffrent d’ une rentabilité négative cette année.
Les voitures « stars » rapportent peu
Fini l’époque où la Citroën DS était une référence mondiale. Si l’Allemagne est réputée pour ses berlines, la France est désormais associée au milieu de gamme avec ses modèles phares, comme les Mégane, Clio, 308, 208 et autres C3. Or ces derniers rapportent peu, les marges les plus importantes étant réalisées dans le haut de gamm

















