“2,2 volts par mètre, c’est bien au-delà du seuil officiel”, constate Catherine Gouhier, présidente du Centre de recherche sur les rayonnements électromagnétiques, en agitant un appareil de mesure près d’une console DS. Plus loin, une chimiste enferme un puzzle en bois dans un bocal hermétique. Résultat : il contient du formaldéhyde, une substance allergisante et cancérigène présente dans les colles.

Phtalates et métaux lourds
Les tests de jouets réalisés par l’association WECF, mercredi sur la place Beaubourg, à Paris, et en laboratoire, révèlent la présence de retardateurs de flamme sur les peluches, de phtalates dans les poupées, et de métaux lourds dans les maquillages pour enfants. 

"Difficile de savoir ce qu'il y a dans les jouets"
De quoi rendre parano, à l’approche de Noël? “Difficile de savoir ce qu’il y a dans les jouets, témoigne Marie-Noëlle, mère de jumeaux de 10 ans, venue se renseigner. S’il y avait un label clair pour les jouets non toxiques, ça m’aiderait.”

Des normes insuffisantes
“Malheureusement, il n’y en a aucun français”, déplpre Anne Barre, présidente de WECF. Et même la réglementation européenne révisée en 2009 est jugée insuffisante. “C’est le fabricant qui appose le logo CE, mais il est juge et parti. Il faut revendiquer un contrôle indépendant”, explique Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste, qui réclame aussi un étiquetage plus précis.

Pour aller plus loin :
Plus d'informations sur le site du WECF (Women in Europe for a Common Future)
Téléchargez le guide "Protéger les enfants" qui répertorie les dangers des jouets et donne des conseils pratiques.