A vingt jours des premières épreuves du baccalauréat 2013, le ministère de l'Education nationale travaille sur de nombreuses pistes pour renforcer la sécurité et éviter les fraudes. Metro revient sur plan antitriche de Vincent Peillon.

Smartphone sous surveillance

Moyen de triche par excellence, l'usage du smartphone est clairement visé. La fouille au corps n'étant pas autorisée, l'édition 2013 du baccalauréat pourrait voir la mise en place de détecteurs de téléphones portables. Une initiative déjà testée dans plusieurs académies l'an passé. Objectif : empêcher que d'éventuels tricheurs ne consulte les sites ou les blogs sur lesquels ont été publiés les sujets, une heure après le début des épreuves, pendant la pause pipi.

Une sévérité dans la continuité de 2012

L'an passé déjà les sanctions avaient été plus nombreuses. 71% pour des fraudes avaient été pénalisées contre 57% en 2011. Outre l'interdiction de se présenter au bac pendant cinq années, celle de s'inscrire à l'université pendant une durée similaire est également envisagée. Selon Le Figaro, qui révèle ces informations, un projet de décret prévoit aussi que toute tricherie sera désormais inscrite systématiquement dans le livret scolaire.

Eviter les fuites

En 2011, la publication d'un exercice de mathématique de la série S -scientifique- sur internet avait créé la polémique sur la protection des sujets avant l'épreuve. Une fuite qui a relancé le débat sur la sécurisation du circuit. L'an passé une étude avait été lancée dans les académies pour modifier le dispositif. Résultats : la sécurité des locaux devrait être renforcée, les clés USB codées généralisées et les sujets imprimés au rectorat avant d'être distribués par les chefs d'établissement. Pour responsabiliser les acteurs du circuit, une charte déontologique devrait être mise en place. Elle concerne les professeurs à l'origine des sujets et les personnels chargés de les imprimer.