Bachar al-Assad n'aurait pas donné son feu vert à l'attaque chimique du 21 août à Damas. L'attaque qui a choqué le monde entier et qui motive aujourd'hui une intervention armée des Occidentaux aurait en revanche bien été préparé et proféré par le régime de Damas. Tels sont les enseignements des révélations du journal allemand Bild, ce dimanche. Ces informations s'appuient sur des écoutes effectuées par un navre espion de l'armée allemande, le Oker, stationné près des côtes syriennes.

"Des demandes toujours refusées"

D'après Bild, de hauts gradés de l'armée syrienne "réclament régulièrement depuis environ quatre mois des attaques chimiques au palais présidentiel à Damas (mais) ces demandes ont été toujours refusées, et l'attaque du 21 août n'a vraisemblablement pas été approuvée personnellement par Bachar al-Assad". Il est cependant très peu probable que le dictateur syrien, qui a toujours nié être à l'origine de l'attaque, n'ait pas été tenu informé par ses services d'une telle frappe.

Il serait en outre déterminé à mater les rebelles jusqu'au bout. Le président des services secrets allemands (BND), Gerhard Schindler, a en effet récemment affirmé devant la commission de la Défense du Parlement allemand qu'Assad pouvait encore se maintenir longtemps en place. La sanglante guerre civile en Syrie "pourrait encore durer des années", aurait assuré ce dernier devant ses élus.