C'est un nouveau coup dur pour Obama. Mais il l'assume. Plus d'un mois après le lancement de 'l'Obamacare'', le 1er octobre, le président américain  accepte que son projet emblématique, qui a résisté à trois années de charges parlementaires, soit amendé.

La raison : la situation de 5 % des Américains, dont les forfaits auprès d'assureurs privés ont été stoppés, car ils n'entraient plus dans les critères de la nouvelle loi. Ils ont reçu des avis de résiliation de leur assurance, contrairement aux engagements d'Obama, qui avait promis : ceux qui aiment ''leur couverture actuelle, vous pouvez la garder".

Dysfonctionnement du portail pour les non assurés

Le Président a donc proposé aux assureurs, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, la prolongation des contrats de ces désormais ex-assurés jusqu'en 2014. Celle-ci ne nécessite pas l'aval du Congrès. Dans son discours, le démocrate, qui a répété quatre fois le mot "ratage", a surtout fait amende honorable : "C'est moi le responsable. Nous avons raté le lancement de cette réforme", a-t-il avoué.

A ce premier problème majeur viennent en effet s'ajouter les dysfonctionnements occasionnés par le portail internet lancé le 1er octobre. Sur ce site, où tout américain non-assuré doit être recensé, seuls 27.000 personnes sont parvenues à souscrire une assurance. Le tout alors que la réforme vise à couvrir près de 30 millions de personnes.

A majorité républicaine, la Chambre des représentants votera vendredi

A un an des législatives de mi-mandat, cet ensemble de contretemps a même poussé Obama à avouer que sa réforme avait constitué, ces derniers temps, un ''fardeau'' pour ses alliés démocrates.
Mais cet acte de contrition est surtout perçu comme un aveu de faiblesse. "Le président n'a absolument aucune crédibilité sur cette promesse", a réagi John Boehner, chef de file des républicains de la Chambre des représentants.

Et à ce titre, la Chambre, dominée par les républicains, votera vendredi pour aller plus loin encore que la solution administrative proposée. Des démocrates ont aussi indiqué qu'ils persisteraient, notamment pour pérenniser au-delà d'un an le plan du Président.