Condamné puis finalement acquitté. Silvio Berlusconi a toujours réussi à se glisser entre les mailles du filet de la justice. Ce mercredi, la Cour d'appel a confirmé sa peine d'un an de prison pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset. Mais le Cavaliere a encore la possibilité d'aller en Cassation, une procédure suspensive de la peine. Metro fait le point sur les nombreuses affaires judiciaires qui ont émaillé sa carrière. 

- 1994 : Il entame son premier mandat de président du Conseil. Il comparaît dans une affaire de corruption de la Guardia di finanza. Accusé d'avoir versé des pots-de-vin à la police financière, il est condamné en première instance en 1997 à 33 mois de prison. Il sera finalement acquitté en 2000, en partie pour prescription, décision confirmée en Cassation en octobre 2001.

- 1995 est une année particulièrement faste. Accusé de falsification de bilan lors du transfert d'un joueur du Milan AC, fraude fiscale dans l'acquisition de terrains, falsification de bilan et fraude fiscale de nouveau lors de l'achat de la société cinématographique Medusa : il sera acquitté en première instance ou en appel de toutes ces affaires.

- 1998 : il est soupçonné de corruption de juges pour empêcher l'achat de la société de produits agroalimentaires publique SME en 1985 par l'industriel Carlo De Benedetti. Il sera acquitté par la Cour de cassation en octobre 2007.

En 2008, Berlusconi fait voter une loi lui octroyant l'immunité judiciaire, qui sera invalidée en 2010.

- 2009 : cette année marque un véritable tournant : son nom va désormais se retrouver mêlé à de nombreux scandales sexuels. Et c'est l'affaire Noemi Letizi qui inaugure la liste, lorsqu'il participe à la fête d'anniversaire de cette jeune femme de 18 ans. Les rumeurs vont bon train et son mariage avec Veronica Lario n'y résistera pas : le couple divorce.

Suivra l'affaire des escort girls : des prostituées auraient été payées pour se rendre chez lui et des photos de parties fines sortent dans la presse. Parallèlement d'autres affaires judiciaires s'ouvrent et se referment.

- 2010 marque le début du Rubygate. Il est accusé d'avoir rémunéré Ruby, de son vrai nom Karima El Mahroug, une mineure d'origine marocaine, en échange de prestations sexuelles entre janvier et mai 2010 lors de parties fines organisées dans sa villa. Il est également soupçonné d'avoir fait pression sur la police de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un vol fin mai 2010. En réponse à ce scandale, ce dernier avait déclaré qu'il préfèrait "avoir la passion des belles femmes qu'être gay". La prochaine audience de ce procès, plusieurs fois reporté, devrait avoir lieu le 13 mai 2013.

- 26 octobre 2012 : affaire Mediaset. Il est condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale, peine immédiatement ramenée de facto à un an grâce à une amnistie. Il est également condamné à cinq d'interdiction d'exercer toute fonction publique. Le 8 mai 2013, la Cour d'Appel confirme intégralement la peine.

- 13 mai 2013 : prochaine audience du procès Rubygate.