Ce mardi 19 janvier dans la matinée, le tribunal administratif de Montpellier (Hérault) a choisi de suspendre - du moins pour le moment - la décision du conseil municipal de Béziers prévoyant la mise en place d'une garde biterroise. 

Le dispositif avait fait grand bruit, au mois de décembre, lorsque le maire de Béziers apparenté Front national annonçait la création de cette fameuse garde, composée d'anciens policiers non armés et bénévoles. Son rôle ? "apporter de l'aide à la collectivité dans un contexte marqué par l'état d'urgence". Mais pour beaucoup d'opposants, il s'agissait là d'une véritable "milice".

Requêtes du préfet

Le préfet, s'engageant dans un bras de fer contre Robert Ménard, avait réclamé à plusieurs reprises l'annulation de ce projet, "illégal" selon lui. Des requêtes auxquelles le fondateur de Reporters sans frontières ne s'est jamais plié. Ce mardi, le tribunal de Montpellier a estimé quant à lui que ces missions de surveillance relevaient davantage du travail de la police que des citoyens. 

Contacté par metronews, Robert Ménard estime que l'affaire est à suivre. "Cette décision n'est qu'une étape. Le tribunal a demandé la suspension de la garde biterroise, mais il ne s'est pas encore prononcé sur le fond. Je maintiens qu'en cette période exceptionnelle de l'état d'urgence, cette mesure a toute sa raison d'être."

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