La piste Boko Haram se confirme. Une source au sein du groupe islamiste armé nigérian a revendiqué vendredi l'enlèvement du prêtre français, Georges Vandenbeusch. "Je peux vous confirmer que le prêtre français est aux mains des moujahidines de Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad (le nom arabe de Boko Haram), qui a mené l'opération en coordination avec Ansaru (groupe émanant de Boko Haram)", a déclaré cette source.

Dans l'après-midi, François Hollande a annoncé que Georges Vandenbusch avait "sûrement été emmené vers le Nigeria". A l'issue d'un entretien à l'Elysée avec son homologue togolais, Faure Gnassingbé, le chef de l'Etat a précisé : "nous vérifions toutes les informations qui peuvent nous être données", ajoutant qu'il aurait plus tard "un échange avec le président Paul Biya du Cameroun".

Traque aux ravisseurs

Une traque des ravisseurs du prêtre a commencé un peu plus tôt dans la journée, au Cameroun et au Nigeria. "Il y a des forces de sécurité déployées ce vendredi", a assuré à l'AFP un officier de la police camerounaise, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Dès jeudi soir, le gouvernement camerounais a mis en cause Boko Haram qui avait revendiqué l'enlèvement en février d'une famille française - libérée en avril - dans cette même région. "Cet acte porte leur signature. C'est une forte probabilité mais nos services de renseignements y travaillent pour en avoir le coeur net", a déclaré le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary. Ajoutant : "Nous craignons qu'ils (les ravisseurs et leur otage) ne soient déjà hors de notre territoire".