Le bonus-malus auto victime de son succès. Mise en place en 2008, la mesure incitative à l'achat d'un véhicule propre va être à nouveau durcie, rapporte mardi Les Echos. Ramené à un quasi-équilibre en 2012, le dispositif serait redevenu largement déficitaire cette année. La faute à la crise, mais également à l'amélioration des performances énergétiques des gammes proposées par les constructeurs. Au premier semestre, un tiers des ventes a concerné des véhicules bénéficiant d'un bonus, alors que les ventes des véhicules pénalisés ont chuté de 42%.

Malus augmenté, bonus raboté

Conséquence : le système, qui devait s'autofinancé, accuserait un déséquilibre de plus de 70 millions d'euros au premier semestre. Face à cette situation, qui ne devrait pas s'améliorer, le gouvernement envisagerait de récupérer 100 millions d'euros supplémentaires. Pour ce faire, tous les leviers pourraient être actionnés. A commencer par le malus qui pourrait être porté à 8 000 euros, au lieu de 6.000 euros aujourd'hui pour les véhicules les plus polluants.

En outre, le seuil établi pour ces véhicules pourrait être abaissé. Enfin, le gouvernement pourrait également décider de raboter le bonus - qui s'étale de 200 euros, pour les taux d’émission de CO2 de 91 à 105 g/km, à 7.000 euros, pour les émissions comprises entre 0 et 20g/km, soit les véhicules électriques. Sur ce point, néanmoins, rien n'est tranché, croit savoir le quotidien.