Luiz Inacio Lula da Silva, plus connu sous le nom de "Lula", rattrapé par la justice. La police fédérale brésilienne a perquisitionné vendredi le domicile de l'ex-président brésilien (2003-2010) à Sao Paulo et l'a emmené pour l'interroger dans le cadre de l'enquête sur le scandale de corruption Petrobras, a indiqué le porte-parole de l'Institut Lula.

Selon le procureur Carlos Fernando dos Santos Lima, l'ex-chef d'Etat a bénéficié de "beaucoup de faveurs" de la part de grandes entreprises du bâtiment, accusées de corruption dans le scandale Petrobras. Environ 30 millions de reais (huit millions de dollars, ndlr) constitués de dons et d'honoraires pour des conférences "ont été versés par les grandes entreprises du BTP" à Lula, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Curitiba (sud). "Personne n'est au-dessus de la loi dans ce pays", a martelé le procureur, qui n'envisage toutefois pas de demander l'incarcération de l'ancien chef d'Etat à l'heure actuelle.

Avalanche d'accusations de corruption

"La police fédérale mène des fouilles et perquisitions chez lui, à l'Institut Lula et chez plusieurs de ses collabrateurs et membres de sa famille", a déclaré à l'AFP José Chrispiniano, attaché de presse de l'ancien président Lula et de la fondation qui porte son nom. Il a confirmé également que Lula faisait l'objet d'un mandat d'amener.

Cette opération policière fait partie de la vaste opération "Lavage rapide" lancée en 2014 pour enquêter sur un vaste réseau de corruption monté au sein de la compagnie publique pétrolière Petrobras et qui aurait coûté au moins deux milliards de dollars à la compagnie. Elle intervient au lendemain d'une avalanche d'accusations de corruption dans le scandale Petrobras avec la déclaration d'un sénateur, selon la presse, impliquant la présidente Dilma Rousseff et son prédecesseur Lula, au pouvoir de 2003 à 2010 et parti avec une popularité record de 80%. il reste une figure illustre de la politique brésilienne et son destin est étroitement lié à celui du parti qu'il a fondé en 1980, le Parti des Travailleurs (PT, gauche), à la fin de la dictature.

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