L'addiction rare de cet adolescent a causé sa mort. Selon Le Télégramme, qui relate l'information, la victime a été retrouvée sans vie dans la nuit vendredi à samedi à Brest, après avoir inhalé du déodorant pendant plusieurs minutes. Quelques heures avant le drame, il avait passé sa soirée à jouer sur une console vidéo chez un ami. Selon le témoignage de la mère de ce dernier, l'adolescent se serait levé aux alentours de 2h du matin pour s'enfermer dans la salle de bains de ses hôtes. Les minutes passent, il n'en sortait toujours pas. La mère de famille et son fils ont alors décidé de forcer la porte avant de le retrouver inanimé sur le sol.
Un cas non-isolé
Alerté, le Samu tente de le réanimer pendant plus de 45 minutes, sans succès. L'autopsie pratiquée lundi a permis de confirmer l'hypothèse des enquêteurs : c'est bien l'inhalation d'un déodorant qui a provoqué le décès de cet adolescent. Selon le parquet de Brest, celui-ci avait pris pour habitude de respirer du déodorant, connu pour provoquer un état second (augmentation du rythme cardiaque, étourdissement, hallucinations, ton de la voix modifié) mais surtout pour sa nocivité pour le cerveau et le coeur si on le détourne de son usage classique. De prochaines analyses toxicologiques dont les résultats sont attendus dans quelques jours permettront d'identifier le produit en cause et les doses utilisées.
Selon Le Télégramme, ce phénomène a beau être rare il n'est pas isolé : plusieurs jeunes gens ont déjà trouvé la mort dans des circonstances similaires ou à cause de produits d'entretien. Ainsi en 2001 un adolescent de 15 ans est mort d'une embolie pulmonaire dans le Val-d'Oise après avoir inhalé à plusieurs reprises le contenu d'un aérosol de dépoussiérant pour ordinateurs. Une enquête, réalisée au Texas, a révélé que «des inhalations répétées de produits chimiques peuvent provoquer des étourdissements, des lésions cérébrales permanentes, voire des embolies pulmonaires et des défaillances cardiaques». Dans le pire des cas, ces produits font battre le coeur si vite qu'ils peuvent aller jusqu'à provoquer l'arrêt cardiaque.
















