Leur procès, lui, a bien eu lieu. Tandis que le général Piquemal, arrêté ce samedi pour avoir bravé l'interdiction d'une manifestation anti-migrants convoquée par l'extrême droite à Calais, ne sera finalement jugé qu'en mai en raison de son hospitalisation, quatre hommes ont comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Eux avaient été interpellés en amont de ce rassemblement non autorisé, après avoir été contrôlés alors qu'ils était porteurs d'armes blanches. Et la justice s'est montrée sévère à leur encontre, deux des prévenus étant condamnés à deux et trois mois de prison ferme.

Pour le procureur, ils voulaient "en découdre"

Le procès s'est déroulé dans une ambiance très tendue. Ainsi, lorsque le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi, a requis une peine de trois mois ferme pour un homme qui avait été retrouvé avec un taser, des hurlements ont surgi. "Il faut tous vous arrêter ! Et les migrants avec des barres de fer, on ne fait rien!", a crié une personne, qui a été exclue par un policier. "Faites venir les CRS !", a exigé le procureur, avant le retour au calme. Pour ce dernier, aucun doute n'est permis. Les quatre hommes, tous habillés en costume sombre et les cheveux courts, étaient venus à Calais "pour en découdre", alors que le rassemblement "était interdit".

"Heureusement qu'il y a eu l'action de la police" pour éviter de graves heurts, a-t-il ainsi souligné. Après un bref délibéré, les juges ont donc condamné deux prévenus à deux et trois mois de prison ferme, un autre à deux mois avec sursis et le dernier devra, lui, être jugé ultérieurement en raison d'irrégularités lors de la garde à vue. 

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