C'est la maladie qui fait peur à tout un chacun. Celle qui frappe sans distinction de sexe, d'âge ou de nationalité. Le cancer fera en 2016 huit millions de morts. Parmi eux, de nombreux décès auraient pu être évités.

En ce jeudi 4 février, journée mondiale contre le cancer, la plus importante ONG de lutte contre la maladie, l'Union internationale contre le cancer (UICC) appellent tous les gouvernements à se mobiliser autour d'axes clairs pour réduire le nombre de cas à travers le monde.

De petits changements pour des résultats significatifs

Car de nombreux cancers pourraient, encore aujourd'hui, être évités. Dépistage, hygiène de vie : des gestes simples peuvent changer la donne. Ainsi, L'UICC appelle les autorités à se concentrer sur les campagnes de vaccination susceptibles de prévenir l'apparition de certains cancers type col de l'utérus notamment. Il est recommandé également de mettre l'accent sur les campagnes de dépistage, de continuer la taxation du tabac (responsable de 73.000 morts par an rien qu'en France) et, enfin, d'améliorer la prise en charge des patients en soins palliatifs et de lutter efficacement contre la douleur.

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Mais certains changements, s'ils ne sont pas opérés au niveau étatique, peuvent l'être à titre individuel. En cette journée mondiale de lutte contre la maladie, l'UICC rappelle que des changements dans l'hygiène de vie peuvent sensiblement faire la différence. Ainsi, arrêter de fumer, consommer moins de viande rouge et de viande transformée, réduire sa consommation d'alcool et pratiquer une activité physique régulière permettrait d'éviter un tiers des cancers et de sauver prés faire de 4,5 millions de vies par an.

Le cancer de la prostate en reflux en France

Car changer les mentalités tant au niveau du quotidien qu'au niveau du suivi médical donne des résultats très concrets. Ainsi, en France, la survie au cancer du sein, de la prostate et du colon s'améliore, selon un rapport rendu public cette semaine rédigé conjointement par l'Institut de veille sanitaire (InVS), le réseau Francim des registres des cancers, l'Institut national du cancer (INCa) et les Hôpitaux de Lyon.

Le résultat le plus encourageant est celui du cancer de la prostate, qui touche chaque année 57.000 hommes en France. La survie à cinq ans est passée de 72% pour un diagnostic entre 1989 et 1993 à 94% pour un diagnostic entre 2005 et 2010.  La survie à cinq ans pour une personne atteinte d'un cancer colorectal a pour sa part augmentée de 9 points, passant de 54% à 63% au cours de la même période. En matière de cancer du sein, la survie est, elle, passée passe de 80% à 87% (+7 points).

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