[Mise à jour – Eric Zemmour a confirmé à l'AFP jeudi 15 janvier avoir été placé sous protection policière après le massacre de Charlie Hebdo : "Je suis placé sous protection policière depuis l'attentat à Charlie Hebdo, avec deux policiers qui me suivent partout. Je ne l'ai pas demandé. Je subis, ça, c'est tout."]

Il devait débattre du thème ""Liberté, laïcité, obscurantisme". Finalement, il ne viendra pas. Attendu ce mardi soir à 19h30 à Seraing (Liège), Eric Zemmour sera absent. Le Cercle de Wallonie qui devait accueillir le journaliste français a averti ses membres. Voici le mail qui leur a été envoyé lundi à 15h28 et que nous nous sommes procuré.

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"Cher Membre,
Eric Zemmour fait l'objet depuis quelques jours de graves menaces de mort. Il vient d'être mis sous haute protection par le Ministère de l'Intérieur français. Il est obligé de limiter au maximum tous ses déplacements. Diverses menaces ont également été adressées au Cercle, y compris un appel Facebook au rassemblement d'opposition sur site. Dans ce contexte, le Ministère de l'Intérieur français ne souhaite faire courir aucun risque tant à Eric Zemmour qu'à ses audiences. Toutes conférences ou manifestations publiques lui sont interdites. Il en est le premier désolé.
"

Trois policiers dédiés

Nos confrères du Soirqui ont rapporté cette information lundi en fin d'après-midi, précisent qu'"Eric Zemmour fait effectivement l’objet depuis ce week-end d’une protection de la part du ministère de l’Intérieur français et serait protégé par trois policiers, après avoir fait l’objet de menaces de mort. Une information qui n'a pas été confirmée dans l'Hexagone.

Au Soir, le Cercle de Wallonie précise que 200 personnes s'étaient inscrites pour participer à ce rendez-vous : "Nous avions reçu beaucoup de menaces mais nous avions décidé de faire face, car nous sommes des militants de la parole libre", ont déclaré des représentants du Cercle au Soir. Qui précisent à metronews que Le débat a été maintenu, mais qu'il sera animé par d'autres intervenants.

Quid de Houellebecq ?

L'écrivain Michel Houellebecq, dont l'ouvrage Soumission (Flammarion) est sorti dans la controverse la semaine dernière, devra-t-il lui aussi être placé sous protection policière ? Très affecté par la mort de son ami Bernard Maris dans l'attentat contre Charlie Hebdo, l'écrivain a annoncé jeudi dernier au lendemain de la tragédie qu'il annulait la promotion de son livre. L'écrivain "quitte Paris pour se mettre au vert, à la neige", avait précisé son éditeur, confirmant une information de France Info.

Avant de quitter Paris, Michel Houellebecq a enregistré le 8 janvier un entretien avec Antoine de Caunes, consacré à son livre et à l'attentat. Dans cette interview diffusée lundi soir au Grand Journal, l'animateur demande : "Dans la situation actuelle, les tensions du moment... Vous avez envie de rester ici ? Vous avez envie de bouger ? Vous avez ressenti le besoin de vous faire protéger ? Et L'auteur de répondre : "Heu... Non ça va. Enfin je sais pas... Oui. Peut-être... Enfin, je ne sais pas il faut que j'en parle à l'éditrice."

Contacté par metronews à ce sujet mardi soir, Flammarion n'avait donné à 18 heures aucune précision à ce sujet.

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