Michalis Sarris, ministre des finances chypriote depuis février 2013, quitte son poste. Une décision acceptée par le président Nicos Anastasiades. Ce dernier l'a remplacé par Haris Georgiades, jusque-là ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

Sarris a motivé sa démissions par le fait qu'il avait présidé la deuxième banque du pays, Laïki, mise en faillite au cours des négociations avec les responsables européens chargés de négocier un plan de sauvetage. Une enquête, portant notamment sur sa présidence, a été lancée pour déterminer les raisons de cette faillite.

Chasse aux coupables

Le pays de la Méditerranée a dû négocier avec les créanciers européens un plan de sauvetage de plus de 10 milliards d'euros, qui impliquait de lourdes pertes pour la première banque du pays Bank of Cyprus, et la fermeture de la seconde. L'accord prévoyait de taxer les épargnants, avant que la proposition ne soit rejetée.

Le président chypriote Nicos Anastasiades avait annoncé une chasse aux coupables avec l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités de chacun, redoutant notamment d''éventuels favoritismes ou délits d'initiés. Michalis Sarris est le premier membre du gouvernement à démissionner.