Deux jours après la mort de Kylian, treize ans, alors qu'il est désormais confirmé que le collégien a succombé à une strangulation, comme requis par le parquet de Rennes, son meurtrier présumé, un camarade plus âgé, a été mis en examen pour "homicide volontaire sur mineur de 15 ans" et placé en détention provisoire.
Une bagarre mortelle, sans "réelle raison"...
Pour mémoire, l'altercation fatale s'est produite le 22 juin au collège de Cleunay, lors de la récréation du matin. D'après un témoin des faits, la rixe serait partie d'un motif incroyablement futile : "une porte des toilettes ouverte trop brusquement", ce qui aurait "énervé" le garçon mis en examen, qui "a donné un coup de poing" à la future victime, laquelle "a répondu".
Au total, toujours selon ce témoin, "Il y a eu deux ou trois coups de poing échangés" puis "ça a fini par un étranglement", le collégien de treize ans tombant alors et se cognant "la tête sur un poteau en pierre".
Hier en fin d'après-midi, le procureur de la République, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, avait déjà expliqué que l'affaire avait commencé dans les toilettes de l'établissement, "sans réelle raison, sans doute pour des histoires de regards jetés ou de propos mal acceptés", qui ont amené les jeunes gens à en découdre dans la cour.
L'autopsie confirme la mort par strangulation...
"C'est à la suite de ces coups que le mineur mis en cause va prendre la victime par le cou et le serrer très fort et sans doute très peu de temps", avait poursuivi le magistrat, soulignant que "tous les témoins entendus insistent sur la brièveté de la scène", d'autant qu'un surveillant "a fait cesser la bagarre". Mais la victime était déjà à terre…
Ce n'est que ce matin que le magistrat a plus ou moins précisé les causes de la mort. L'autopsie "a permis de confirmer que son décès résultait bien d'une strangulation, les constatations étant compatibles avec les déclarations de la plupart des témoins" a-t-il déclaré, sans que l'on comprenne bien si c'est l'étranglement en tant que tel, apparemment avec le bras replié autour du cou de la victime, ou la chute en résultant, qui a entraîné la mort.
L'un faisait du foot, l'autre de la boxe...
Quoi qu'il en soit, quelques heures après son hospitalisation dans un état critique, Kylian est décédé dans la nuit de vendredi à samedi "des suites de ses blessures". C'était un élève de 5e sans histoire, et un footballeur prometteur qui devait intégrer l'an prochain le Stade rennais, avec qui le collège de Cleunay entretient des relations privilégiées.
Son agresseur, le fils de réfugiés politiques tchétchènes, lui âgé de seize ans, était scolarisé en troisième, et pratiquait plutôt la boxe, ont rapporté plusieurs témoins. Hier, lors de son point presse, le procureur avait indiqué que "l'auteur présumé est très affecté par ce qu'il a fait et les conséquences dramatiques que son acte a malheureusement eues".
















