Il n'y a pas que les pilules de 3e et 4e génération à présenter des dangers. Le Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) met également en garde les femmes contre l'utilisation des patches et des anneaux contraceptifs. Il met en avant le fait que ces deux solutions de contraception utilisent les mêmes hormones que les pilules récemment mises en cause.

A la Haute autorité de santé de statuer

Selon l’ANSM (l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), ces hormones présentent un risque d'embolie pulmonaire et de phlébite deux fois supérieur aux pilules de deuxième génération. Or, les mises en garde officielles se sont toujours contentées de citer les risques liés à certains types de pilules sans évoquer les dangers des patches et anneaux contraceptifs. Le Syngof demande donc une clarification du discours sur ce point par la Haute autorité de santé.

"C'est très difficile de lire toutes les études, dans tous les sens, on n'est pas épidémiologistes, a reconnu le docteur Elisabeth Paganelli, la secrétaire générale du Syngof, lors d'une interview sur Europe 1. Et je pense que beaucoup de médecins, de sages-femmes et de patientes ne sont pas informés des sur-risques des autres moyens de contraception."