Prendre le train sans payer va devenir de plus en plus difficile. A partir de ce lundi 11 janvier et pendant trois mois, des portiques de contrôle des billets sont mis en place à titre expérimental dans les gares Montparnasse à Paris et St-Charles à Marseille.

La SNCF avait annoncé en 2015 plusieurs mesures anti-fraude dont la mise en place de portillons de contrôle automatique destinés à dissuader les usagers sans titre de transport de prendre le train. Avec ces portiques, la SNCF espère économiser jusqu'à 300 millions d'euros par an, le coût de la fraude en France dans les trains TGV et TER.

1000 voyageurs en vingt-cinq minutes

Pour accéder au quai, il faudra poser son billet sur le lecteur, à droite du portique, et les portes vitrées s’ouvriront. Au cahier des charges pour les quatre entreprises toujours en lice après l’appel d’offres lancé par la SNCF : tous les billets devront être reconnus, et les portiques devront pouvoir enregistrer 1000 voyageurs en vingt-cinq minutes. Dans le détail, six points d’accès sont prévus pour chaque quai : quatre de taille standard – parmi lesquels une file pourrait être réservée aux clients business, pour leur permettre de passer plus rapidement –, un très grand pour les véhicules de ravitaillement des trains, et un aménagé pour permettre le passage des personnes à mobilité réduite.

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Toutefois, l’arrivée des portiques inquiète. Au sein de la SNCF d’une part. Pendant toute la durée de mise en place du dispositif, les contrôleurs resteront derrière les portes, mais qu’adviendra-t-il de leur emploi après ? Parmi les associations d’usagers d’autre part. Celles-ci craignent notamment pour les personnes âgées, qui ne pourront plus être accompagnées jusqu'au train. Enfin, certains émettent des doutes quant à l'efficacité de cette solution pour dissuader les resquilleurs. “Le fraudeur est plein d’imagination”, prévient Patrick Sapet, représentant syndical CFDT.

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