Un débat "sérieux et objectif" sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy et non pas une aubaine pour faire son procès. C'est ce que souhaite Jean-François Copé, président de l'UMP, dans une interview à paraître samedi dans les journaux du groupe Nice-Matin. Sans prononcer lui-même les mots "droit d'inventaire", le député-maire de Meaux pose deux règles "pour que ce débat se déroule dans la sérénité".

Il demande d'une part qu'il ne se transforme pas "en procès personnel contre Nicolas Sarkozy et François Fillon qui ont ensemble gouverné la France pendant cinq ans". Une façon de ménager celui qui reste la figure la plus populaire à droite, mais aussi celui qui fut son rival pour la présidence de l'UMP à l'automne dernier. Deuxième règle : "Même si ce débat tire les enseignements du passé, il faut qu'il serve exclusivement l'avenir. C'est un point de départ incontournable pour retrouver la confiance des Français d'ici 2017", ajoute le président de l'UMP.

Des conditions réunies

Alors qu'on lui demande s'il est frileux quant à un "droit d'inventaire" réclamé par plusieurs responsables de l'UMP, Jean-François Copé répond : "Au contraire ! Je considère qu'aujourd'hui les conditions sont réunies pour faire un travail sérieux et objectif : l'UMP ayant désormais une équipe dirigeante définitivement confortée par le vote massif des militants au mois de juin dernier, elle est en ordre de marche pour un dialogue sincère et sans langue de bois avec les Français".

Le député-maire de Meaux "propose que ce débat ait lieu à l'UMP avec tous ceux qui le souhaitent et qu'il soit conclu au plus tard mi-octobre, afin de ne pas empiéter sur la campagne des municipales". Avant de conclure : "Nous devons pointer du doigt ce que nous n'avons pas osé faire et en tirer les conséquences. Mais nous dirons aussi aux Français : voilà ce que nous avions fait, les socialistes l'ont défait, regardez le résultat".