Un pays entier plongé dans la douleur. Après le crash meurtrier d'un avion militaire mardi dans l'est de l'Algérie, un deuil national de trois jours a débuté mercredi. L'accident, l'une des pires catastrophes aériennes de l'histoire algérienne, a fait 77 morts et laissé la vie sauve à une seule personne. L'avion, un Hercules C-130, qui assurait la liaison entre la préfecture de Tamanrasset (2.000 km au sud d'Alger) et Constantine (450 km à l'est d'Alger), transportait des militaires et des familles de militaires.

Crash à l'approche de l'aéroport

La catastrophe s'est produite vers midi. Les conditions météorologiques sont mauvaises, un orage accompagné de chutes de neige éclate dans cette zone montagneuse d'Oum El Bouaghi, à 500 km à l'est d'Alger où la visibilité est mauvaise. Et l'avion s'écrase, il n'en reste qu'une carcasse montrée par les images des chaînes locales. "Les soldats qui ont péri dans le crash de l'avion militaire sont des martyrs du devoir", a réagi le président Bouteflika qui a présenté ses condoléances aux familles.

Près de 250 secouristes de la protection civile, sont affectés au site du crash rendu difficile d'accès en raison du mauvais temps et de l'escarpement du lieu, a annoncé la radio algérienne. "Une commission d'enquête a été créée et dépêchée sur les lieux pour déterminer les causes et les circonstances exactes de ce tragique accident", selon le communiqué ministériel. Le précédent accident le plus meurtrier date de mars 2003. Un Boeing 737-200 de la compagnie publique algérienne Air Algérie avait fait 102 morts et un blessé en s'écrasant peu après son décollage de Tamanrasset.