Le débat télévisé de jeudi soir peut-il être décisif ?
NM : Ce sera un moment de vérité, d’authenticité. Mais il ne sera pas décisif ! L’essentiel, c’est d’être sur le terrain au contact des militants.
VP : La campagne se fait d'abord sur le terrain. L'important, c'est que ce débat va montrer le visage de la droite : il faut donner aux Français l'envie de nous rejoindre.
D'après les sondages, les Français ne s'intéressent pas vraiment à cette campagne...
NM : C’est normal, car ce ne sont ni les Français, ni les sympathisants de droite qui sont appelés à voter, mais les seuls adhérents de l’UMP. Nous ne sommes pas en train de désigner un candidat pour 2017, nous choisissons le chef de l’opposition, celui qui doit mener la bataille contre la gauche et conduire l’UMP à la reconquête du cœur des Français dès les municipales de 2014.
VP : J'espère qu'ils vont se rendre compte que cette élection est cruciale, puisque c'est le premier opposant à François Hollande qui va être désigné, celui qui pourra rassembler le maximum de Français pour nous faire gagner.
Craignez-vous que des "petites phrases" ne viennent nuire à l'image d'unité du parti ?
NM : Pour l’heure, le débat a été très correct. Jean-François Copé est un homme loyal, franc et direct, mais il est surtout rassembleur. Ce n’est pas dans sa nature de se livrer à des coups bas !
VP : Je n'imagine pas ce débat autrement que serein. Il ne doit absolument pas entraver le rassemblement de notre famille politique, impératif le 18 novembre au soir.
Qu'attendez-vous de votre candidat ce soir ?
NM : Qu’il se montre tel qu’il est : généreux, moderne, courageux, proche des gens, fier d’être de droite.
VP : Je sais que François Fillon sera lui-même. Avec son humanité, sa fermeté républicaine, et cette confiance qu'il inspire.
En quoi mène-t-il la meilleure campagne selon vous ?
NM : Jean-François Copé mène une campagne avec l’humanité de Chirac, en développant une proximité extraordinaire avec les militants, et avec le dynamisme de Sarkozy, en bousculant le politiquement correct de la gauche bien-pensante. C’est exactement ce qu’il nous faut !
VP : François Fillon a su changer de costume. Premier ministre, il gérait la crise auprès de Nicolas Sarkozy. Là, il est redevenu militant parmi les militants. Les salles sont pleines. Il leur ouvre son cœur, leur parle de son parcours, de la naissance de ses convictions. Il se dévoile, et cela séduit.
















