Cela fait un an que metronews suit le triste feuilleton d'un scandale en puissance. Un feuilleton qui rappelle l'affaire du Mediator et qui met en cause un médicament antiépileptique à l'origine de malformations chez des nourrissons, voire de fausses couches. De quoi reconsidérer sa prescription aux femmes enceintes. 

Entre 2006 et 2014, l'antiépileptique valproate, commercialisé sous le nom de Dépakine® (laboratoire Sanofi) a été à l'origine d'au moins 450 malformations congénitales en France. Le chiffre vient d'être revu à la hausse par un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), commandé par le ministère de la Santé et publié ce mardi.

Retards intellectuels ou moteurs, autisme

Depuis sa première prescription en 1967, le valproate (Dépakine®, Dépakote®, Dépamide®, Micropakine® et leurs génériques) est considéré comme un médicament de référence, incontournable pour de nombreux patients atteints d'épilepsie. En outre, il est utilisé pour traiter les troubles bipolaires. Depuis les premiers soupçons dans les années 1980 jusqu'aux accusations récentes, il a été mis sur la sellette à cause de son risque élevé de malformation – de l'ordre de 10% – mais également d'un risque plus élevé de retards intellectuels, de retard d'apprentissage de la marche mais aussi des cas d'autisme qui peuvent atteindre jusqu'à 40% des enfants exposés. 

L'Igas devrait révéler des mesures plus précises en mai 2016. Elles seront sans doute utiles à l'enquête que le parquet de Paris a ouverte en octobre 2015. 

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