Elles ont été expulsées de leur campement de Ris-Orangis le 3 avril dernier. Une décision appliquée suite à la diffusion d'un arrêté municipal "motivé par des risques importants de sécurité". Aujourd'hui, huit familles roms, ainsi qu'un un homme célibataire, soit 43 personnes, ont assigné le préfet de l'Essonne devant le tribunal administratif de Versailles pour le contraindre à les reloger, a appris l'AFP auprès de l'avocate des familles.

Cette action en justice s'appuie notamment sur une décision rendue le 4 avril dernier par le tribunal administratif de Lyon. Ce dernier a en effet condamné le préfet du Rhône à reloger 10 familles expulsées d'un campement à Villeurbanne. Bien qu'ayant souligné le problème de saturation des centres d'accueil d’urgence, le tribunal a jugé que cela ne pouvait justifier "qu'aucune solution ne puisse être offerte à une famille sans abri, composée d'enfants en bas âge, compte tenu des conséquences graves pour ces enfants".

Requêtes examinées vendredi

Concernant l'expulsion de Ris-Orangis, Me Julie Bonnier-Hamon a déposé des requêtes en référé pour contraindre le préfet à faire bénéficier les 17 adultes et 26 enfants d'un hébergement. Des requêtes que le tribunal de Versailles examinera vendredi matin.


Si la préfecture a indiqué qu'un dispositif d'insertion par le travail devait être lancé pour 12 familles, l'avocate des plaignants a précisé qu'après avoir été hébergées durant quatre nuits dans un hôtel de Grigny, les familles s'étaient retrouvées sans solution d'hébergement après avoir pourtant contacté le 115.