Les militaires ont-ils été pris pour des militants d'extrême-droite ? C'est ce que va devoir tenter de déterminer l'enquête, ouverte après l'agression, samedi après-midi, de deux militaires en civil par une vingtaine de personnes en marge de la manifestation à Paris pour la levée de l'état d'urgence. Les faits se sont produits rue Richelieu, dans le Ier arrondissement de la capitale.

Les agresseurs, vêtus de noir, masqués et encagoulés, ont réussi à prendre la fuite et sont activement recherchés. L'un des deux militaires a été blessé à l'arcade sourcilière et soigné sur place par les pompiers. Le téléphone de l'un des deux militaires, mobilisés à Paris dans le cadre du plan Vigipirate, a également été dérobé. Les agresseurs ont réussi à prendre la fuite.

Le FN dénonce un "terrorisme d'extrême gauche"

Dans un communiqué, Wallerand de Saint Just (Front national) a dénoncé cette agression, y voyant un acte de "terrorisme de l'extrême gauche la plus débile et la plus violente". "Les agresseurs étaient vêtus de noir, masqués et cagoulés. Ainsi donc, en plein 'état d’urgence', les autorités et spécialement le préfet de police laissent de nombreux manifestants déambuler dans Paris, vêtus de noir et cagoulés comme des terroristes. Ces autorités viennent ainsi de démontrer leur incapacité à maintenir un ordre public minimum", a-t-il accusé en se demandant "comment on peut laisser ces véritables canailles rôder librement".

Entre 5500, selon la préfecture de police, et 20.000 manifestants, selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer l'état d'urgence et le projet de déchéance de nationalité. Défilant sous la pluie entre la place de la République et le Palais-Royal, les manifestants ont répondu à l'appel des collectifs "Nous ne céderons pas" et "Stop état d'urgence", qui regroupent notamment des syndicats (CGT, FSU, Syndicat de la magistrature), des associations (Attac, Droit au logement, Droits devant, MRAP) et des organisations de défense des droits de l'homme (FIDH).

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